Je me rappelle bien de mon entrée dans cette ville qui avait été fut un temps, à l’époque de mes grands parents, la capitale de la cochinchine. À cette époque elle s’appelait Saigon et n’avait pas le même visage.
Ce qui me frappa en premier fut la procession ininterrompue de scooters qui dès la première artère sur laquelle nous pénétrâmes semblait s’étendre sur des kilomètres.
Saigon est devenue une ville grouillante et toujours plus dense depuis qu’elle a pris le nom du camarade et général Ho Chi Minh en 1975, à la victoire contre l’impérialisme américain. Cet homme qui avait dirigé les armés indépendantiste pour défaire les Français en 1954 est aujourd’hui glorifié au Vietnam. Il est sur chaque billet de monnaie, chaque panneau de propagande et son nom résonne bien souvent dans les hauts parleurs saturés des villes.
Si la Thaïlande a un roi omniprésent, le Vietnam a un leader immortel qui comme Kim Il-Sung en Corée du Nord ou Mao Tse-Toung en Chine continuera a diriger le pays depuis son mausolée.
Dans cette ville je me suis perdu cent fois et à ses alentours j’ai découvert le delta du Mékong ou les tunnels de Cu Chi.
J’y ai découvert un peuple pugnace, déterminé et indomptable. J’y ai compris que tout était encore pour moi à découvrir sur ce pays.



