Vietnam – Hoi An

Hoi An qui peut se traduire par « lieu paisible de rencontre » est un bijou d’architecture vietnamienne dont les bâtiments furent principalement construits entre le Xeme et le XVIeme siècle et qui fut classé comme patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 1999.

Cette ville fut pour toute l’Asie un incontournable du commerce pendant des siècles et au sommet de sa gloire au XVIIIeme, elle était considérée comme le pinacle des échanges marchands par les commerçants Chinois et Japonais.

Elle offre aujourd’hui l’un des spectacles les plus pittoresques du pays, un concentré de culture asiatique où j’ai eu le bonheur de me perdre plusieurs jours. J’y ai beaucoup apprécié la danse nocturne et bariolée des lanternes sur le fleuve, les multiples lacs qui grignotent le paysage où la plage jonchée d’embarcations à l’allure de coquilles de noix.

Mais mon souvenir le plus marquant se produit dans la première nuit du nouvel an lunaire. Après avoir assisté à un feu d’artifice tonitruant dans le centre historique de la ville, je repartis vers mon hôtel qui se trouvait dans la campagne. C’est là sur mon vélo, que j’assista ébahis à un spectacle hypnotisant et aux allures ésotériques. Chaque famille s’etait regroupée devant sa maison pour faire un feu où ils brûlaient des liasses entière de billet de banque ! Si je compris immédiatement que ces billets étaient faux, je n’en était pas moins interrogatif. Le lendemain, un habitant m’apprit que les locaux envoyaient de cette manière de l’argent à leurs morts, dans une vie de l’haut-delà où l’argent est encore important. L’haut-delà étant un miroir du monde des vivants, ils s’assurent ainsi richesse et chance pour toute l’année. Quel pragmatisme jusqu’à dans les croyances religieuses!

Le « Pont Japonais », malgré les siècles ils restent sublimes.
C’est la nuit qu’on voit les vrais couleurs de la ville.
Des bateaux si particulier pour un lieu unique.
Si les lanternes conjuguent à merveille l’alliance du feu et du vent, rien ne conjugue mieux l’alliance de l’eau et de la terre que les rizières.

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