Ville historique par excellence, Hué fut la capitale du Royaume Cham puis de l’ensemble du Vietnam dès 1802. Elle resta la ville impériale où séjournait l’empereur et sa famille durant l’époque coloniale française qui ne fut destitué qu’rn 1945 par le parti communiste d’Ho Chi Minh.
On peut encore visiter aujourd’hui l’ensemble des palais qui sont très bien entretenu et qui valent le détour.
Da Nang est une grande ville moderne, capital commerciale et administrative du Vietnam, ce n’est pas la ville la plus intéressante du pays mais elle est agréable et elle constitue une étape intéressante sur la route entre Hoi An and Hué. C’est aussi l’occasion de visiter la pagode de Phap Lam, la plage de My Khe ou la Montagne de Marbre.
Personnellement je n’y ai passé qu’une journée, mais il y a matière à y rester un peu plus longtemps.
L’entré de la pagode de Phap LamIci aussi Lady Bouddha se dresse fièrement
Hoi An qui peut se traduire par « lieu paisible de rencontre » est un bijou d’architecture vietnamienne dont les bâtiments furent principalement construits entre le Xeme et le XVIeme siècle et qui fut classé comme patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 1999.
Cette ville fut pour toute l’Asie un incontournable du commerce pendant des siècles et au sommet de sa gloire au XVIIIeme, elle était considérée comme le pinacle des échanges marchands par les commerçants Chinois et Japonais.
Elle offre aujourd’hui l’un des spectacles les plus pittoresques du pays, un concentré de culture asiatique où j’ai eu le bonheur de me perdre plusieurs jours. J’y ai beaucoup apprécié la danse nocturne et bariolée des lanternes sur le fleuve, les multiples lacs qui grignotent le paysage où la plage jonchée d’embarcations à l’allure de coquilles de noix.
Mais mon souvenir le plus marquant se produit dans la première nuit du nouvel an lunaire. Après avoir assisté à un feu d’artifice tonitruant dans le centre historique de la ville, je repartis vers mon hôtel qui se trouvait dans la campagne. C’est là sur mon vélo, que j’assista ébahis à un spectacle hypnotisant et aux allures ésotériques. Chaque famille s’etait regroupée devant sa maison pour faire un feu où ils brûlaient des liasses entière de billet de banque ! Si je compris immédiatement que ces billets étaient faux, je n’en était pas moins interrogatif. Le lendemain, un habitant m’apprit que les locaux envoyaient de cette manière de l’argent à leurs morts, dans une vie de l’haut-delà où l’argent est encore important. L’haut-delà étant un miroir du monde des vivants, ils s’assurent ainsi richesse et chance pour toute l’année. Quel pragmatisme jusqu’à dans les croyances religieuses!
Le « Pont Japonais », malgré les siècles ils restent sublimes.C’est la nuit qu’on voit les vrais couleurs de la ville.Des bateaux si particulier pour un lieu unique.Si les lanternes conjuguent à merveille l’alliance du feu et du vent, rien ne conjugue mieux l’alliance de l’eau et de la terre que les rizières.
Il est coutume de dire dans les livres d’Histoire que la guerre du Vietnam fut gagnée par les Vietnamiens face aux Américains, mais rien n’est plus faux. Ce fut un guerre qui opposait les États-Unis face au bloc soviétique Russe et Chinois et tout ça au Vietnam.
C’est quelque chose de bien visible encore aujourd’hui quand on se rend dans une ville comme Nha Trang.
Là-bas personne ne parle anglais mais Tout est écrit en Russe. Il est d’ailleurs de notoriété publique que 90% des touristes y sont russes.
Des russes qui lambinent sur la plage ou dans le parc d’attraction face à la plage, des russes russes qui sentent la vodka du soir au matin, des russes qui se sentent chez eux quoi.
Moi j’ai eu la chance d’y passer deux jours le temps de voir s’éloigner une petite rhinite que j’avais développé à Dalat. Mais c’est une station balnéaire sans grand intérêt.
Ce fut cependant ma dernière occasion d’apprécier un grand beau soleil, les pieds ancrés dans le sable.
Le pouvoir de la photographie ; on se croirait presque dans une ville zen comme çaUne photo de la rue principale, déjà plus fidèle à la réalité
Dat Lætitiam Aliis Aliis Temperiem qui signifie « Elle donne aux uns la joie, aux autres le bon temps. », fut la devise choisit par la France lorsqu’elle décida de faire de Dalat une station climatique.
Le but était de fournir aux Français expatriés en Indochine un refuge climatique au sommet d’une montagne où ils pourraient se remettre du climat harassant de la Cochinchine.
Dans ce sens un lac artificiel fut construit ainsi que des hôtels, une grande église, des restaurants et de nombreuses résidences secondaires pour les plus aisés.
Aujourd’hui il reste un lac pollué et une ville remplie de Coréens. Je ne vais pas mentir, je n’ai pas apprécié cette ville qui n’a pas grand chose à offrir.
Cependant, si vous prenez le temps, les alentours regorgeant de lieux sublimes, notamment de très belles cascades ainsi que la plus grande « Lady Buddha » du Vietnam.
Plus de 70 mètres de la Buddha la plus appréciée des VietnamiensLa cascade des éléphantsIci vous pouvez voir des champs de café qui serviront à nourrir des bellettes pour faire un café « spécial ». Le Vietnam est d’ailleurs le deuxième producteur mondial de café derrière le Brésil et devant le Colombie. C’est un trait très marquant du pays qui est accro à la caféine.L’eglise de Dalat déborde de fidèleUn petit morceau du lac sans poissons morts
Je me rappelle bien de mon entrée dans cette ville qui avait été fut un temps, à l’époque de mes grands parents, la capitale de la cochinchine. À cette époque elle s’appelait Saigon et n’avait pas le même visage.
Ce qui me frappa en premier fut la procession ininterrompue de scooters qui dès la première artère sur laquelle nous pénétrâmes semblait s’étendre sur des kilomètres.
Saigon est devenue une ville grouillante et toujours plus dense depuis qu’elle a pris le nom du camarade et général Ho Chi Minh en 1975, à la victoire contre l’impérialisme américain. Cet homme qui avait dirigé les armés indépendantiste pour défaire les Français en 1954 est aujourd’hui glorifié au Vietnam. Il est sur chaque billet de monnaie, chaque panneau de propagande et son nom résonne bien souvent dans les hauts parleurs saturés des villes.
Si la Thaïlande a un roi omniprésent, le Vietnam a un leader immortel qui comme Kim Il-Sung en Corée du Nord ou Mao Tse-Toung en Chine continuera a diriger le pays depuis son mausolée.
Dans cette ville je me suis perdu cent fois et à ses alentours j’ai découvert le delta du Mékong ou les tunnels de Cu Chi.
J’y ai découvert un peuple pugnace, déterminé et indomptable. J’y ai compris que tout était encore pour moi à découvrir sur ce pays.
Les affiches sont partoutLe Palais de l’indépendanceDepuis que nous leur avons construit des Cathédrales et des églises, de nombreux Vietnamiens restent CatholiqueOn savait y faire en matière d’architecture tout de même !
Surnommée « Perle de l’Asie » dans les années 1920, Phnom Penh est la capitale du Cambodge, elle se développa principalement durant la colonisation française et on y voit encore des vestiges de notre passage.
Mais ce qui est le plus marquant, outre le gigantesque monument commémorant la libération de l’infâme occupant français, ce sont les stigmates laissées par les Khmers rouges.
Vous ne trouverez pas grand chose à faire ici si ce n’est marcher sur les traces du pire génocide de tous les temps.
S-21, ancienne école convertie en camps de torture et le « Champ d’exécution » sont les deux seules choses à visiter ici. Méfiez vous si vous aller là bas, on en sort pas indemne.
Le monument de la LibérationIl reste des traces du passage des FrançaisCe monument commémore le génocide, il est remplie jusqu’à son sommet d’ossements trouvés aux alentours…
À proximité de Siem Reap vous trouverez « La Capitale des Temples »aussi connue sous le nom d’Angkor Wat. Avec ses plus de 162 hectares de superficie, c’est le plus grand site religieux du monde. Son importance est capitale pour les Cambodgiens qui l’ont placé sur leur drapeau et encore aujourd’hui dans la ville de Siemreap aucun bâtiment ne dépasse les 65 mètres pour ne jamais le surpasser.
Sa construction fut initié au XIIeme siècle par le roi Suryavarman II et dédié au dieu Vischnu. Mais malgré les efforts titanesque pour le construire il fut abandonné pendant trois siècles par les cambodgiens qui le redécouvrient au 18eme siècles.
Les conséquences de cet abandon furent la destruction par la nature de la plus grande partie des édifices.
Si aujourd’hui il est le site le plus visité du pays avec 2,4 millions de touristes en 2019, pas un centime du prix des billets d’entrée n’est utilisé pour la restauration des lieux. C’est l’UNESCO qui finance principalement la restauration des sites ainsi que de nombreux pays tel que l’Inde, le Japon, l’Allemagne ou la France.
Les 50 dollars de prix d’entré pour la journée finissent mystérieusement dans les poches du « Président » élu « democratiquement », tout comme les 40 dollars pour rentrer dans le pays.
Pendant ce temps là, les fondations des bâtiments s’affessent sous le poids des trop nombreux touristes.
Je suis donc content d’avoir vue ce monument pendant qu’il en est temps. C’est une grande expérience !
Rien de plus beau que de le voir au levé du SoleilLa Tour centraleLe temple de BayonDans certains des temples, les arbres sont devenus une partie intégrante des édifices
C’est après 12 heures de bus à travers le nord du Cambodge que j’arrivais enfin dans la deuxième plus grande ville du pays ; Siemreap. Le voyage avait été long et assez pénible, en effet entre route bitumée inexistante, paysage calciné, misère omniprésente et fonctionnaire corrompu et effrayant, il était un soulagement d’arriver enfin à bonne destination. Le passage de la province à la ville avait un côté irréel et assez malsain, on passait de cabanes spartiate composées de quelques planches à une petite ville bruyante, rempli de lumières jusqu’au ciel et de divertissements pour riches étrangers. Ici tout est cher et jamais un Cambodgien ne pourra se le payer. Mais le touriste veut son confort. Il veut des boîtes de nuit à la mode, des pizzas, des piscines, des bars et des masseuses.
Le plus amusant et le plus paradoxal est de se dire que si tout ce raffut est là c’est parce qu’à quelques kilomètres d’ici réside l’un des temples les plus anciens et les plus sacrés du monde : Angkor Wat.
Pub Street, ici on se croirait à Ibiza.Il reste quelques traces du passage français dans la vieille ville.Prenez un vélo et à quelques kilomètres d’ici vous pouvez encore trouver un nature quasiment intacte.
C’est après 24 heures de bus de nuit à travers le sud du Laos que je suis arrivé épuisé en bordure du Mecong. Le soleil était harassant et c’est en portant mon sac-à-dos sur mon tête que je me déplaçait suivant la procession ininterrompue de backpackers, vers un petit bateau qui devait plus tard nous amener à Don Det.
C’était le 31 décembre dernier, moins de 24h avant la nouvelle décennie. Je n’avais ni lieu pour dormir, ni nourriture dans le ventre et c’est ainsi que nous décidâmes d’ingérer quelque chose avant de continuer la marche.
À ce moment là j’étais avec un ami japonais qui m’accompagnait depuis Luang Prabang, un certain Sam, digital nomad perdu comme moi au hasard des voyages et des rencontres.
Après avoir mangé un indien au gout douteux, nous partîmes à travers l’île jusqu’au « Pont Français » qui devait nous amener à Don Khon, une île voisine sur laquelle se trouvait plusieurs Guest House. C’est sur ce chemin que l’on fut interpellé par un spectacle peu commun ; un local venait de couper la tête d’un Python de 3 mètres qu’il venait d’attraper sur l’île ! Il nous invita le soir même à en manger un bout, ainsi qu’un morceau d’un cochon qu’il venait de tuer pour fêter la nouvelle année.
C’est sur cette île hors du temps, des lois et de la plupart des contraintes de la civilisation que nous profitâmes de nos dernières heures de 2019 dans une « jungle party » sur une plage autour d’un feu, accompagné de voyageurs du monde entier.
C’est aussi sur cette île que commença pour moi la nouvelle année. « Ici il n’y a pas d’emploi, aucun patron, auncun magistrat; la loi, la police n’existe pas; sur mon île on ne travaille pas » disait un célèbre groupe de reggae et peut-être qu’il parlait de Don Det.
C’est un paradis du communisme où la moitié de l’île est sous l’influence, tendi que l’autre partie s’affaire à faire mollement fonctionner l’île. Ici les gens s’entraident pour tout, que ce soit pour le bétail qui court partout librement, ou pour la construction des cabanes qui sont toutes les mêmes cabanes sur pilotis.
Jamais je n’ai senti une quelconque tension, juste une nonchalance encouragée par une nature des plus clémente.
J’y ai passé près d’une semaine et je ne regrette pas.
Est-ce ici? Si ce n’est pas le cas, ce n’est sans doute pas loin 😉Même sans tête, il bougeait encore.Dansons autour du feu pour fêter la nouvelle année ! Un tour de kayak est optimal pour apprécier le coucher du soleilLes animaux en liberté sont partout mais je veux surtout vous montrer ce petit chiot. Pourquoi ? Parce qu’il est adorable.Sur Don Khon, de l’autre côté du pont Français